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L’impact environnemental des plateformes de streaming musical.

Le streaming musical : un coût environnemental

L’arrivée des plateformes de streaming et la dématérialisation semblait promettre un avenir musical plus vert, or, la réalité en est tout autre.

L’essor des plateformes de streaming musical

L’industrie musicale à connu de nombreux bouleversements. En effet, à l’origine sous une forme exclusivement physique, l’apparition des vinyles, cassettes ou des CD permettait aux artistes d’avoir un support pour enregistrer et partager leurs œuvres. Seulement, dans les année 1990 et l’arrivée d’internet en puissance, les choses ont changés. Cet outil révolutionnaire suivit de l’arrivée des plateformes de streaming (Deezer, Spotify, Apple Music, etc.) ont rendu l’accès à un contenu musical illimité, sous réserve d’un abonnement mensuel. Dès lors, le comportement des consommateurs lié à la consommation de la musique a complètement changé1. L’opportunité d’avoir accès à tout type de musique en tout temps a généré plus de 500 millions d’abonnement payant dans le monde en 2023. Une estimation de 667 millions d’utilisateur en prenant en considérant les offres familles2. Cette révolution numérique traduite pas la commodité et l’accessibilité séduit beaucoup, mais soulève également les préoccupations environnementales.

Le coût environnemental lié à l’écoute de la musique en ligne

Et oui, écouter de la musique sur les plateformes de streaming, ça pollue. Si on pensait que la dématérialisation de l’industrie et la baisse de production de plastique lié à la production de CD allait baisser le coût environnemental, et bien nous avions tord. En effet, à l’âge d’or du CD au début des années 2000, des recherches estime à 61 millions de kilos de plastiques utilisés pour la fabrication. Aujourd’hui et depuis plusieurs années, le bilan des émissions dû aux plateformes de streaming musical est démesuré. Rien qu’aux Etats-Unis, le volume en kilo de gaz à effet de serre s’élève à 250 millions en 20183. Mais alors, comment expliquer cela ?

Plusieurs facteurs explique l’impacte sur l’empreinte carbone de l’industrie musicale numérisée. Déjà, les serveurs sur lesquels les plateformes de streaming stockent et diffusent leur contenu consomme une grande quantité d’énergie et des infrastructures importantes. Plus les plateformes sont sollicités, plus ces ressources sont mobilisés4. Aussi, écouter de la musique nécessite un réseaux de télécommunication. Bien que la 4G et la 5G soient considérés comme remarquable de part la rapidité que le réseaux permet, cela consomme beaucoup d’énergie. De plus, solliciter les données cellulaires demande beaucoup plus d’énergie que d’écouter de la musique téléchargée. Enfin, l’écoute en ligne nécessite d’avoir des appareils adéquats, à savoir pour la majeure partie de la population, un cellulaire. Au delà de la consommation lié à l’écoute de la musique, ces appareils électroniques et leur fabrication nécessite l’extraction de ressources rares et génère des déchets électroniques5.

Les efforts pour réduire l’impact environnemental du streaming musical

Bien que l’utilisation des appareils électroniques et les plateformes de streaming musical soit dans encrées dans nos habitudes de consommation, il existe des mesures a prendre pour réduire l’impact environnemental. En ce qui concerne l’écoute de la musique en ligne, voici quelques actions à mettre en place :

  • Privilégier la connexion wifi pour écouter et télécharger de la musique
  • Privilégier l’écoute de la musique en live (concerts, entre amis, etc.)
  • Utiliser et soutenir des plateformes de musique écoresponsable telle que Freebands, qui plante des arbres grâce au streaming musical sur la plateforme
  • Limiter la qualité de la vidéo
  • Limiter les formats vidéos et se satisfaire de l’audio
  • Mettre son écran en veille pendant les écoutes

En parallèle, d’autres actions peuvent être prise pour réduire les émissions liées au secteur de la musique. Cela doit aussi venir des acteurs, les entreprises et les artistes. Le public doit être sensibilisé pour prendre conscience des conséquences. De leur côté, les artistes, eux, peuvent agir à leur échelle. Certain, par exemple, font en sorte de limiter au maximum l’impact environnemental de leur tournée.

Retrouvez également un article parlant de la numérisation de l’industrie musicale : L’industrie musicale à l’ère numérique : dérives et bienfaits. (hec.ca)

Bibliographie

1. David Nathan, (01/05/2019). « Notre consommation de musique est polluante« . https://www.noovomoi.ca/style-et-maison/zero-dechet/article.notre-consommation-musique-polluante.1.9152575.html

2. Nicole Vulser, Le Monde, (21/03/2024). « Streaming musical : la barre des 500 millions d’abonnements payants franchie dans le monde ». Streaming musical : la barre des 500 millions d’abonnements payants franchie dans le monde

3. Suzanne Gervais, France musique, (25/10/2019). « Quand le streaming musical pollue ». https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/musique-connectee/quand-le-streaming-musical-pollue-1280804

4. Christophe Magdelaine, (07/03/2024). « Streaming : quelles émissions de CO2 et consommation d’énergie ? ». https://www.notre-planete.info/actualites/247-streaming-Internet-electricite-CO2

5. Sarah, Vie.eco, (13/03/2024). « YouTube, musique et pollution numérique ». https://www.vie.eco/fr/blog/article/musique-et-pollution#

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