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Le marketing sur les médias sociaux: des pratiques durables pour votre entreprise

À l’ère du numérique, marquer sa présence sur les médias sociaux est devenu inévitable pour les entreprises qui veulent rester compétitives. En effet, ces plateformes offrent aux entreprises un moyen efficace d’améliorer leur visibilité, d’interagir avec leur public cible et de promouvoir leurs produits et services. 

Toutefois, cette présence digitale n’est pas sans conséquence pour l’environnement, le secteur du numérique étant responsable d’environ 4% des émissions mondiales de CO2 chaque année. Une étude de Greenspector souligne d’ailleurs que l’activité sur les médias sociaux sur mobile d’un utilisateur français moyen émettrait environ 102 kg CO2 par an, soit l’équivalent de l’impact environnemental d’un trajet de 914 kilomètres parcourus en voiture légère.

Mais pourquoi le numérique a-t-il un tel impact ? Cela est principalement dû aux appareils électroniques utilisés par les utilisateurs, mais aussi aux infrastructures réseau nécessaires et au stockage des informations dans les centres de données, ceux-ci étant extrêmement énergivores.

Face à cette réalité, il est impératif pour les entreprises d’adopter des pratiques durables afin d’agir en tant qu’acteur responsable. Cet article propose donc cinq stratégies pour réduire l’empreinte environnementale de son entreprise sur les médias sociaux.

1- Sélectionner stratégiquement ses plateformes de médias sociaux et son type de contenu

D’abord, il faut savoir que toutes plateformes et tous les types de contenu n’ont pas le même impact environnemental. La première étape vers une présence sur les médias sociaux plus durable est donc de choisir judicieusement ses plateformes et le type de contenu qui y sera publié. 

En analysant les 10 plateformes de médias sociaux les plus populaires, soient Facebook, Instagram, LinkedIn, Pinterest, Reddit, Snapchat, TikTok, Twitch, Twitter et YouTube, on remarque que certaines ont un impact environnemental plus important que d’autres. En effet, selon une étude réalisée par Greenspector, pour une minute de visionnage de contenu via le fil d’actualité de chaque application, TikTok engendre la plus grande émission de CO2, suivi de Reddit, Pinterest, Snapchat et Instagram. Le défilement dans le fil d’actualités des plateformes telles que LinkedIn, Facebook et YouTube aurait quant à eux un plus faible impact environnemental. Cependant, il est important de nuancer cette étude. En effet, celle-ci se concentre exclusivement sur le défilement dans le fil d’actualité, où seule la miniature des vidéos est alors chargée pour YouTube, ce qui pourrait suggérer à tort que cette plateforme serait à privilégier pour réduire son empreinte environnementale. Or, l’impact change totalement lors du visionnage complet d’une vidéo sur YouTube. C’est pour cette raison qu’il faut non seulement porter attention au type de plateforme choisi, mais également au type de contenu publié. 

En effet, au niveau du type de contenu, la vidéo est le média qui pollue le plus sur les médias sociaux. Cela est principalement dû à l’électricité nécessaire pour acheminer la vidéo depuis le centre de données dans lequel elle est stockée vers l’appareil de l’utilisateur. La qualité de la vidéo a d’ailleurs un impact considérable, puisqu’une résolution élevée implique une plus grande quantité de données à stocker, ce qui augmente la consommation d’énergie. D’autres types de contenus ont également un impact environnemental, bien que moindre comparativement à la vidéo en ligne. Par exemple, sur Instagram, la publication d’une photo émet environ l’équivalent de 0,154 gramme de dioxyde de carbone. Toujours sur cette plateforme, la publication d’une story en consomme en moyenne 1.8 fois plus, et le démarrage d’une vidéo en direct 4.6 fois plus. Ainsi, si on considère que chaque entreprise publie généralement plusieurs fois par semaine différents types de contenus sur différentes plateformes, on comprend que l’impact peut vite grimper. 

Par conséquent, une bonne pratique est de minimiser le nombre de médias sociaux utilisés et de se concentrer uniquement sur ceux sur lesquels notre audience est la plus active et la plus engagée. En effet, une entreprise dispersée sur trop de plateformes n’aura généralement pas suffisamment de temps ni de ressources pour fournir des efforts équivalents à tous les médias sociaux sur lesquels elle est présente, et se retrouvera à simplement dupliquer le même contenu sur plusieurs plateformes, ce qui duplique du même coup son impact environnemental. Il est également recommandé de choisir stratégiquement le type de contenu publié, notamment en limitant la vidéo en ligne et la vidéo en direct.

2- Optimiser son contenu

Afin de réduire l’empreinte environnementale de son entreprise sur les médias sociaux, il est conseillé de compresser ses fichiers avant de les publier. Cette pratique permet de réduire la consommation de données et l’énergie nécessaire lors du chargement de la publication pour les utilisateurs, minimisant ainsi son impact environnemental. L’utilisation d’outils de compression d’images, dont plusieurs sont offerts gratuitement en ligne, peut faciliter le processus.

D’autres optimisations sont possibles, notamment pour le contenu vidéo. Comme mentionné précédemment, le format vidéo est souvent volumineux et nécessite le stockage d’une quantité importante de données. Par conséquent, il est recommandé de réduire autant que possible la taille des fichiers. Dans un contexte de production d’une vidéo simple dont la qualité d’image n’est pas un élément crucial, il n’est pas nécessaire d’utiliser une résolution de 1080 pixels. Diminuer le poids de la vidéo en optant pour une résolution de 720 pixels contribue à significativement réduire l’impact environnemental. À titre illustratif, visionner une heure par jour pendant un an de vidéo sur YouTube ayant une résolution de 720 pixels plutôt que 1080 permettrait d’économiser 2 323 kg de CO2, soit l’équivalent de 20 000 kilomètres parcourus en voiture.

3- Prioriser la qualité plutôt que la quantité

Comme nous avons pu le constater, chaque publication sur les médias sociaux a une empreinte environnementale associée. Dans ce contexte, en tant qu’entreprise, il est important de réfléchir à l’utilité et à la pertinence de ce qui est publié, et de prioriser la qualité à la quantité. Multiplier la publication de contenus ayant une faible valeur simplement pour maintenir une présence active peut s’avérer contre-productif, autant pour l’environnement que pour l’engagement de son audience. Il faut donc éviter de simplement publier pour publier et plutôt privilégier la publication de contenu de qualité ayant une valeur ajoutée pour les utilisateurs. Pour ce faire, il est recommandé de se demander si le contenu qu’on s’apprête à publier fournit des informations utiles, éducatives, inspirantes ou divertissantes pour son audience. Si ce n’est pas le cas, il vaut peut-être mieux réfléchir à nouveau à sa valeur ajoutée avant de le publier. 

4- Créer du contenu qui va perdurer dans le temps

Il est également conseillé de privilégier la création de contenu qui sera pertinent à long terme. Cela évite de constamment devoir créer et publier du nouveau contenu mis à jour, ce qui réduit la fréquence de publication et, par le fait même, l’impact environnemental de votre entreprise sur les médias sociaux.

5- Analyser son audience

Enfin, une autre bonne pratique est de publier aux moments pendant lesquels votre audience est la plus active. Cela maximisera votre engagement tout en évitant d’avoir à publier à nouveau la publication pour toucher davantage d’utilisateurs. La plupart des plateformes de médias sociaux fournissent d’ailleurs gratuitement les données analytiques de base, telles que le jour de la semaine et l’heure à laquelle son audience est la plus active, ce qui peut-être utile pour connaître le moment optimal pour publier son contenu. 

Conclusion

Pour finir, il est crucial de reconnaître que l’utilisation des médias sociaux est désormais essentielle pour une entreprise, tant pour maintenir sa compétitivité que pour répondre aux attentes de son public. Ainsi, il n’est pas question ici de renoncer drastiquement à l’utilisation des médias sociaux, mais bien de les utiliser de manière consciente et réfléchie. En adoptant ces bonnes pratiques, une entreprise peut non seulement minimiser son impact environnemental sur les médias sociaux, mais également renforcer sa position en tant qu’acteur responsable.

BIBLIOGRAPHIE

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