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Un pas vers une publicité en ligne plus éthique

Un pas vers la bonne direction

Il semblerait que nous sommes peut-être en train de nous diriger vers une publicité en ligne un peu plus éthique. Pour vous expliquer pourquoi ainsi que comment, trois thèmes importants qui expliquent bien le sujet seront abordés, soient, le reciblage, le cookie tiers et le consentement des utilisateurs.

Le remarketing

Débutons avec le sujet du remarketing, aussi appelé reciblage publicitaire. Le remarketing consiste à proposer des publicités en ligne à une personne, mettant de l’avant des produits ou services auxquels la personne à démontrer de l’intérêt en visitant le site web. En effet, il vous est surement déjà arrivé d’aller regarder des produits ou services sur un site Web et de voir des publicités sur ce produit ou service ailleurs sur le web par la suite. Cette technique très populaire permet de présenter de la publicité ciblée à une audience précise ayant démontré de l’intérêt envers un produit ou un service. Le but de cette technique est la vente de produit ou de services par l’entreprise et elle est utilisée par un grand nombre d’organisations.

Le cookie tiers

Pour savoir comment les entreprises arrivent à faire du reciblage publicitaire, nous allons aborder le second thème important : le third-party data, aussi appelé cookies. Les cookies sont de petits fichiers qui se téléchargent chaque fois que nous visitons un site Web. Les data tierces sont récoltées par des sources inconnues et sont ensuite achetées par une organisation (ShareThis, 2023). Grâce à ceux-ci, les entreprises peuvent obtenir des informations sur notre visite, telles que les pages regardées ainsi que les intérêts démontrés envers un produit ou un service. Par la suite, les différentes organisations peuvent utiliser ces données pour tenter de nous vendre leurs produits et services alors que nous visitons d’autres sites Web. Prenons un exemple. Marc décide de regarder quelques chandails sur le site Web d’une entreprise. Toutefois, il quitte le site Web de l’entreprise sans avoir fait d’achat. Un peu plus tard, alors qu’il se promène sur un autre site Web, il voit des bannières de publicités mettant de l’avant les chandails qu’il avait regardé un peu plus tôt.

Intrusif, n’est-ce pas ? Et pas très éthique jusqu’à maintenant.

Le consentement des utilisateurs

Ceci m’amène au troisième thème important : le consentement. L’entreprise a-t-elle demandé à Marc la permission de le suivre lors de sa visite du site Web ? Pas du tout. Toutefois, les choses changent en 2024 et ce, surtout avec la mort des cookies tiers. En effet, Google a annoncé qu’il met fin aux cookies en 2024. Il est aussi important de mentionner le rôle qu’à jouer la loi 25 dans ce phénomène. Qu’est-ce que la loi 25 ? C’est une loi qui vise à renforcer la protection des informations numériques des Québécois et elle concerne toutes les entreprises ou organisations œuvrant au Québec et qui font affaire avec le Québec. En résumé, cette loi oblige les propriétaires de site Web à obtenir le consentement des utilisateurs afin de récolter leurs données et elle demande qu’une politique de confidentialité soit intégrée à chaque site Web. Le non-respect de cette loi peut mener à des amendes très salées. En effet, elles peuvent s’élever jusqu’à 25 millions de dollars ou jusqu’à 4% du chiffre d’affaires de l’entreprise fautive (Grenier, 2023). Les entreprises y penseront ainsi deux fois avant de briser cette loi.

La diminution des cookies tiers disponibles

Comme mentionné, afin que les propriétaires des sites Web puissent récolter les données numériques de leurs visiteurs, ils doivent obtenir leur consentement. Cette loi a donc entraîné l’ajout obligatoire d’une bannière de consentement sur chaque site Web québécois ou faisant affaire avec le Québec. C’est pourquoi nous voyons maintenant des options s’offrir à nous lorsque nous entrons sur un site Web, soit d’accepter les cookies, d’en personnaliser la gestion ou de les refuser complètement. Ces choix qui nous sont offerts constituent la bannière de consentement. Évidemment, le taux de refus est élevé. En effet, en juin 2022, le taux de refus était de 39% (CNIL, 2023). Devant la baisse des données tierces disponibles, les organisations devront trouver un nouveau moyen de cibler les utilisateurs, sans utiliser les cookies tiers. Ainsi, la publicité intrusive en ligne comme nous l’avons connu devra se réinventer. Ceci est une bonne nouvelle pour les utilisateurs, mais beaucoup moins pour les annonceurs qui devront s’adapter.

Enfin, réjouissons-nous de ce pas vers de la publicité éthique ! Toutefois, il ne faut pas crier victoire trop vite, certaines autres manières de faire délaissant l’éthique pourraient émerger. À suivre…

Sources :

Grenier, (s. d.). La loi 25 démystifiée : un guide pratique pour les entreprises québécoises. Récupéré sur https://www.grenier.qc.ca/chroniques/36368/la-loi-25-demystifiee-un-guide-pratique-pour-les-entreprises-quebecoises

CNIL. (s. d.). Évolution des pratiques du web en matière de cookies : la CNIL évalue l’impact de son plan d’action. Récupéré sur https://www.cnil.fr/fr/evolution-des-pratiques-du-web-en-matiere-de-cookies-la-cnil-evalue-limpact-de-son-plan-daction

ShareThis. (s. d.). 0, 1, 2, 3 – Types de données. Récupéré sur https://sharethis.com/fr/data-topics/2022/10/0-1-2-3-data-types/

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