Depuis plusieurs années, le taux de participation aux élections diminue constamment et ce sont aux partis politiques de trouver une façon de se réinventer et d’aller chercher le plus grand nombre de votes possible. Sachant que ce sont les jeunes qui participent le moins et que ceux-ci deviennent tranquillement une plus grande proportion de la population qu’il y a une vingtaine d’années, l’objectif est d’aller chercher des votes de leur part.

médias sociaux en politique

Comme nous avons pu le constater aux dernières élections fédérales en 2021, certains politiciens ont su se démarquer à l’aide des médias sociaux lors de leur campagne électorale. Nous n’avons qu’à penser à Jagmeet Singh qui a su représenter le parti du NPD sur Tiktok notamment avec quelques courtes vidéos très simples dans lesquelles il partageait un message court et efficace. Lors des mêmes élections, les trois partis politiques principaux ont dépensé entre 400 000$ et 600 000$ sur les réseaux sociaux. Ayant un budget limité et un vaste public à rejoindre, les partis se doivent de trouver les moyens les plus efficaces et économiques pour en retirer des résultats positifs. Selon Oksana Kishchuk, consultante chez Abacus Data, la moitié de la population canadienne utilise Facebook à chaque semaine pour se tenir au courant de l’actualité et de la politique.

Toutefois, il reste toujours à savoir si cette nouvelle formule de campagne électorale est réellement bénéfique pour un parti. D’un côté, cette nouvelle façon de faire permet plus facilement aux gens de s’informer et de partager l’information. Beaucoup de politiciens utilisent Facebook pour communiquer avec le public, ce qui crée des débats et ce qui au final permet au public de s’investir davantage dans la vie politique de son pays. D’autres l’utilisent même pour segmenter et cibler leur public et ainsi avoir des informations démographiques et comportementales sur le public. Cette méthode permet de mobiliser la population et l’inclure dans certaines activités organisées par le parti. Par contre, il se peut aussi que l’utilisation des réseaux sociaux ait un effet moins positif que prévu. En effet, une publication choquante ou peu professionnelle peut clairement avoir un impact sur l’image du parti politique ainsi que ses députés. On peut penser à Donald Trump qui s’est servi de Twitter à plusieurs reprises. Finalement, ce qui est à retenir est que les médias sociaux font partie de notre quotidien et qu’il n’est pas mauvais de les utiliser même en politique, il ne reste qu’à bien faire les choses.

SOURCES

BEN MANSOUR, Bader. (2017). « Le rôle des médias sociaux en politique : une revue de littérature ». Regards politiques 1(1) : 3-17. Récupéré de https://corpus.ulaval.ca/jspui/bitstream/20.500.11794/13930/1/ben-mansour-2017-1-final.pdf

Geraldine Malone, Kelly (2021). «Les réseaux sociaux sont devenus un outil essentiel en campagne électorale», La Presse. Récupéré de https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-18/les-reseaux-sociaux-sont-devenus-un-outil-essentiel-en-campagne-electorale.php

Lalancette, Mireille (2021). «Médias sociaux, coups d’épée dans l’eau ou coups de génie?», Le Devoir. Récupéré de https://www.ledevoir.com/opinion/idees/629796/point-de-vue-electoral-medias-sociaux-coups-d-epee-dans-l-eau-ou-coups-de-genie