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L’empreinte écologique du numérique

De nos jours, la société est de plus en plus sensibilisée à son empreinte écologique. Les médias en parlent de manière fréquente à travers les télévisions, les journaux ou même sur les appareils numériques. Le gain en popularité du compostage et du recyclage dans le quotidien des gens et des entreprises en est la démonstration. De l’autre côté de la médaille, l’empreinte faite lors de l’utilisation d’appareil numérique est un sujet encore flou dans la tête des utilisateurs. Les conséquences environnementales de nos habitudes quotidiennes numériques ne sont pas connues du grand public. Plusieurs sont au courant que ces habitudes ont un certain impact sur l’environnement, mais peu sont ceux qui connaissent l’ampleur. Dans le but de conscientiser, ce blogue fera part de plusieurs habitudes de tous les jours sur nos appareils électroniques tels que l’ordinateur, le téléphone et la télévision, et de ses impacts écologiques ainsi que des solutions à petite et grande échelle pour réduire ces impacts. 

Lors d’une journée régulière, une personne risque de travailler ou bien de se divertir et dans ces deux cas, l’utilisation d’un appareil électronique est souvent nécessaire. Le temps passé devant un écran est exponentiel depuis le début des années 2000 et s’élève à environ 7 heures par jour en moyenne dans le monde. Bien que cette consommation d’écran ne cause aucune conséquence directement visible, l’environnement le ressent. L’empreinte de cette utilisation annuelle totale correspond en 2019 à l’équivalent de 3 à 5 fois la France. Cette empreinte se décortique en quatre branches: la consommation d’énergie primaire (EP), l’émission de gaz à effet de serre (GES), la consommation d’eau (Eau) et la consommation d’électricité (Elec.). Pour mettre en perspective, cette utilisation quotidienne devient annuellement l’équivalent de 1,5 milliard de salariés allant travailler pendant 1 an en GES, soit 1400 millions de tonnes de GES,  et de 82 millions de radiateurs électriques allumés toute l’année ainsi que 2 178 milliards de litres d’eau utilisé par le numérique. Aussi, si internet était un pays, il serait le troisième plus grand consommateur mondial d’électricité avec un approximatif de 7% à 10% de la consommation totale mondiale.

Quel est l’impact des courriels?

Une source importante de cette empreinte écologique est les courriels envoyés de manière quotidienne entre les utilisateurs. Plus de 293 milliards de courriels sont envoyés chaque jour, en moyenne chaque courriel produit 4g de C02 et lorsqu’un fichier de 1 Mo est en pièce jointe la production de C02 s’élève à 19g par courriel. Plusieurs entreprises utilisent des signatures électroniques en image lors de l’envoi de courriel, seulement en réduisant ceci, leurs courriels pourraient diminuer de plus de moitié la pollution engendrée. De plus, 80% des courriels ne sont pas lus et 75% sont des pourriels. Le montant total des GES engendré par ceux-ci en 2019 s’élevait à 410 millions de tonnes de C02 par année, ce qui équivaut à plus de 100 millions de vols Montréal-Paris. Une solution simple et facile serait d’éviter les pièces jointes non nécessaires et d’effacer les courriers qui ne seront pas lus pour diminuer l’empreinte écologique des courriels.

Quel est l’impact des vidéos?

D’autre part, les vidéos représentent 60% du trafic internet, soit une moyenne de 4 heures par jour de vidéo par personne. Ces vidéos sont aussi une source importante de l’émission des GES en totalisant 300 millions de tonnes de C02 par année. Ceci équivaut à 50 millions de tonnes de plus que l’émission de l’Espagne en 2022. Plusieurs de ces vidéos sont lus en lecture automatique sur les réseaux sociaux ou bien elles sont en lecture en arrière-plan sans réellement se faire écouter. Ainsi deux solutions seraient possibles pour réduire l’empreinte écologique des vidéos: enlever la lecture automatique sur les applications telles qu’Instagram et YouTube et de réduire la qualité des vidéos lors des lectures en arrière-plan.

Quel est l’impact des appareils lorsqu’ils ne sont pas utilisés?

Lorsqu’un appareil n’est pas utilisé, il peut aussi avoir une empreinte écologique néfaste. Quand la télévision est éteinte, le décodeur est souvent allumé. Quand le wifi n’est pas utilisé, le routeur et le boîtier fonctionnent. Quand on dort durant la nuit, le téléphone est branché. Par exemple, lorsque le décodeur et le boîtier wifi restent allumés toute la journée durant toute l’année, ils consomment l’équivalent de 5 à 10 ordinateurs portables utilisés 8 heures par jour pour un total jusqu’à 300 kWh par année. Les éteindre durant la nuit et les moments qu’ils ne sont pas utilisés ferait diminuer jusqu’à 40% cette utilisation et permettrait d’économiser de 650 à 1350 litres d’eau par année par foyer. Une autre solution serait de ne pas laisser brancher ses appareils la nuit tels que l’ordinateur ou le téléphone. Oui la différence serait mince, mais à grande échelle la différence deviendrait significative.

En conclusion, le numérique est devenu un incontournable pour les habitudes quotidiennes, mais il est important de connaître l’empreinte écologique que laissent ces utilisations. Des gestes de petite ampleur peuvent devenir très significatifs si plusieurs l’adoptent. Que ce soit en triant sa boîte courriel, en enlevant la lecture automatique ou en évitant les pièces jointes dans les courriels, chaque geste compte et se fait ressentir par l’environnement.

Références:

Moody, Rebecca (3 janvier 2023). Statistiques sur le temps d’écran : Temps d’écran moyen aux États-Unis et dans le reste du monde. [billet de blogue], comparitech. Récupéré de https://www.comparitech.com/fr/tv-en-streaming/statistiques-temps-ecran/#:~:text=%C3%80%20l’%C3%A9chelle%20de%20la,est%20pass%C3%A9%20sur%20un%20mobile

wwf. Agir au quotidien : réduire son empreinte numérique, wwf. Récupéré de https://www.wwf.fr/agir-au-quotidien/numerique 

Peter, Flora (24 jiun 2022). L’incroyable impact de la pollution numérique et les bonnes pratiques à adopter très vite! [billet de blogue], grizzlead. Récupéré de https://www.grizzlead.com/lincroyable-impact-de-la-pollution-numerique-et-les-bonnes-pratiques-a-adopter-tres-vite/#note5 

Delubac, Arnaud (6 septembre 2023). Quelle est l’empreinte carbone d’un mail? [billet de blogue], greenly. Récupéré de https://www.hellocarbo.com/blog/calculer/tonne-equivalent-co2/ 

Fleury, Anaïs (décembre 2023). Que représente (réellement) une tonne d’équivalent CO2? [billet de blogue], hellocarbo. Récupéré de https://www.hellocarbo.com/blog/calculer/tonne-equivalent-co2/ 

Burgueno Salas, Erick (2023). Carbon dioxide emissions in Spain 1970-2022, Statista. Récupéré de https://www.statista.com/statistics/449821/co2-emissions-spain/#:~:text=Spain%20produced%20nearly%20261%20million,compared%20to%20the%20previous%20year 

Bordage, Frédéric (2019). Empreinte environnementale du numérique mondial, Rapport de l’étude, https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2019/10/2019-10-GREENIT-etude_EENM-rapport-accessible.VF_.pdf 

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