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Le féminisme à l’ère numérique

Un pour toustes et toustes pour un!

Avec l’émergence des différents médias, il n’est plus obligatoire d’avoir recours à des experts ou d’attendre une invitation officielle dans les médias de presse pour passer sous écoute. Grâce aux nouveaux outils numériques mis à notre disposition, il est facile de créer son propre canal de communication, comme un podcast. Un thème qui revient relativement souvent dans les dernières années est la cause du féministe. Conséquemment, le mélange entre l’ère numérique et le féminisme a créé un nouveau terme, soit le cyberféminisme. Plusieurs mouvements féministes circulent sur le web. Abordant différents sujets qui touchent la femme et toute personne s’identifiant comme une femme, le cyberféminisme génère beaucoup de clics.

L’article-ci s’attarde sur les retombées du féminisme numérique, et tente de comprendre si le cyberféminisme fait avancer les choses ou cela n’est qu’un engagement à mention j’aime. De cette façon, la question-ci est au centre de la recherche : Le cyberféminisme a-t-il un impact considérable au sein de notre société patriarcale ?

Qu’est-ce qui définit le cyberféminisme ?

Avant tout, le cyberféminisme se définit comme un mouvement utilisant des outils technologiques et les médias sociaux pour sensibiliser le public aux questions liées à l’égalité des genres et pour mobiliser une grande communauté de féministes en ligne. Le cyberféminisme permet de militer en faveur des droits des femmes. Les féministes utilisent différents contenus médias tels que les podcasts, les vidéos YouTube, et les carrousels d’images sur les plateformes Méta.

Et si nous reculons dans les débuts du cyberféminisme

En 1991, la première liste de diffusion électronique féministe, appelée Women’s Wire, est créée aux États-Unis. Créé en Californie, Women’s Wire a été le premier espace numérique destiné aux femmes. Au départ, l’acronyme de Women’s Wire était WIRE, ce qui signifiait Women’s Information Resource & Exchange. Aujourd’hui, le féminisme au numérique suit davantage une idéologie plus démocrate qui vise à défendre les droits des femmes et toutes personnes qui s’identifient en tant que femmes avec des sujets qui touchent l’intersectionnalité, la justice raciale et la sexualité féminine.

Plusieurs mouvements très importants ont marqué l’histoire du cyberféminisme depuis les débuts. Pensons au mouvement #Metoo de 2017. En 2017, le mouvement MeToo (ou #metoo) est né aux États-Unis en réponse aux allégations d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel d’un célèbre producteur de cinéma, nommé Harvey Weinstein. Depuis, le mouvement MeToo est devenu mondial et se propage à travers les réseaux sociaux pour lutter contre la violence sexuelle et le harcèlement sexuel. Encore une fois, le cyberféminisme a donné la parole aux femmes et personnes s’identifiant comme étant une femme, autant de façon anonyme & protégée qu’avec leur propre identité.

La pandémie, un accélérateur!

Par ailleurs, la pandémie de la COVID-19 a aussi mis en évidence les inégalités de genre à travers le monde entier concernant le travail non rémunéré, mais aussi en dénonçant plusieurs problèmes de violences dans les milieux domestiques. Le cyberféminisme a tenté de mobiliser la société sur ces enjeux sociaux et a remis en question l’accessibilité des services pour les femmes rencontrant des difficultés lors des temps de crise. Il ne faut pas négliger l’avancée du cyberféminisme dû à la pandémie. Elle a permis au féminisme de prendre un plus grand virage web en peu de temps. Les individus ont compris qu’iels pouvaient s’instruire, et ce même dans le confort de leur chez-soi.

Cyberféminisme: une lutte pour les droits de la femme au numérique.

Les points positifs du cyberféminisme

Une cybercommunauté féminine

Tout d’abord, le cyberféminisme se définit par un regroupement de féministes qui grandit par l’ampleur du numérique. Le numérique devient un lieu de rencontre où les féministes s’encourageant s’appuient comme une communauté. Cela permet aux féministes d’échanger et s’entraider. Sans oublier, cela permet aux femmes de ne pas se sentir seules à vivre ce genre d’injustice.

Le cyberféminisme donne une voix

D’autant plus, les campagnes en ligne peuvent avoir un impact significatif sur la sensibilisation à des problèmes spécifiques et sur la promotion des changements sociaux. Par exemple, en septembre 2022, à la suite du décès de Mahsa Amini (22 ans), morte après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs, il y a eu une grosse vague de publications féministes. Sur le net, des images de femmes brulant leur voile et se coupant les cheveux se propageant. Pour l’Iran, ce fut une façon d’exprimer leur opinion et de se faire entendre. Autrement dit, les mouvements féministes numériques permettent de s’instruire sur divers enjeux mondiaux.

Les blocages d’une bonne expansion

Le femvertising, une sorte de féminisme washing

De manière à suivre le mouvement, certaines entreprises se disent féministes, sans complètement faire des actions concrètes pour la cause. Elles utilisent le cyberféminisme comme une opportunité de hausser leur notoriété en tant que marque ayant des initiatives durables. Les entreprises décident de partager du contenu ou de créer des publicités web qui utilisent les causes féministes pour promouvoir des produits.

En soi, le femvertising n’est pas une mauvaise chose. Il suscite la conversation sur les enjeux féministes et défie les stéréotypes de genre. Le problème, c’est lorsque le femvertising devient du féminisme washing. Un exemple simple et efficace est de penser au chandail vendu sur Wish avec une citation féministe écrite dessus…bien qu’il y ait cette citation en marque de support, les politiques de Wish en matière de ressources humaines ne respectent pas nécessairement les droits fondamentaux de la personne.

En tant que consommateur, il faut toujours se questionner lorsqu’on encourage une marque si la publicité sous nos yeux suit réellement ce qui passe à l’interne dans l’entreprise. Lorsque Nike a lancé sa campagne pour promouvoir les mamans athlètes, il aurait été important de s’informer sur la gestion de la conciliation mère-enfant dans le milieu de travail chez Nike et s’informer sur les conditions de travail aussi dans l’usine avant d’effectuer un achat.

Un algorithme pas trop féminin !

De plus, l’algorithme n’aide pas à faire avancer plus rapidement les choses. En effet, certains contenus dits féministes sont bloqués par l’algorithme de recherche. Ce sont davantage les articles sur la santé des femmes et la sexualité qui vivent une grande censure, car l’organe féminin serait vu comme une image indécente pour le web. Il faut noter aussi que selon un rapport de l’UNESCO en 2020, l’équipe de chez Google travaillant sur l’intelligence artificielle se compose seulement de 10% de femmes. Ceci semble une réalité commune dans toutes les entreprises en technologies.

L’enjeu de la sécurité

Quant à l’enjeu de la sécurité sur le web est un double tranchant pour les femmes qui s’expriment sur celui-ci. D’une part, Les plateformes en ligne offrent aux femmes d’utiliser l’espace numérique d’une façon à utiliser des pseudonymes pour rester anonymes en ligne. Notamment, l’espace numérique peut paraître plus sûr pour discuter de questions sensibles et de partager des histoires plus personnelles. Toutefois, les femmes sont 27 fois plus à risque que les hommes de vivre du cyberharcèlement. Une autre statistique de l’ONU montre que 85 % des femmes ont été témoins de cyberviolence à l’égard de d’autres femmes, tandis que 38 % des femmes ont personnellement subi des violences en ligne.

Ce qui n’aide pas à s’exprimer adéquatement sans filtre, ce sont les antiféministes. Les antiféministes ne se gênent pas de menacer les femmes et les insulter. Pour eux, les femmes utilisent le cyberféminisme seulement pour détruire la condition des hommes, ce qui est tout à fait faux. Par ailleurs, elles peuvent se voir couper l’accès au réseaux sociaux dans certains pays. En septembre 2022, l’Iran avait coupé l’accès à Instagram et réduit l’accès à WhatsApp. Les féministes peuvent aussi se mettre en danger de contester sur ces plateformes. Cela peut les amener à de grosses conséquences graves telles que l’arrestation.

La Cyber-charge mentale

Un autre point important à aborder est la charge mentale associée au fait de s’exprimer sur les réseaux sociaux. En fait, pour celles qui reçoivent des menaces, cela peut devenir très difficile mentalement. D’un autre part, certaines peuvent sentir une charge mentale reliée au fait d’éduquer la société sur des enjeux importants.

La révolution féministe a sa place dans l’espace numérique

Ce qu’il faut retenir de cet article est l’importance du mouvement féministe dans l’espace numérique. Le cyberféministe permet d’avoir un impact considérable dans la lutte de l’égalité des sexes, que ce soit en utilisant des outils numériques dans le but de sensibiliser, mobiliser et agir en faveur de l’égalité. Bien que l’espace numérique n’ait pas encore atteint l’idéal de la révolution féministe numérique dont il a besoin, le cyberféminisme permet de faire avancer les choses dans cette société si connectée. Il faut continuer à partager du contenu pour s’instruire sur le sujet.

Néanmoins, il faut rester vigilant-e face aux attaques antiféministes et le féministe washing. Ainsi, il ne pas hésiter à créer de nouveaux médias féministes, qui pourraient filtrer les fausses nouvelles qui génèrent des cliques des informations pertinentes et améliorer l’algorithme de recherches liées au féminisme.

Si le sujet du féminisme t’intéresse et que tu souhaites en apprendre plus, n’hésite pas à aller consulter le magazine crée par le comité Femmes en Affaires : https://www.femmesenaffaireshec.com/_files/ugd/2fc5a2_b5e5033e4b924450a5ef8acf2891b5f4.pdf

Conférence sur le féminisme à l’ère numérique, le 11 avril 2023: https://fb.me/e/2zGJYhCcu

Bibliographie

Centre Hubertine Auclair (2021, 4 mars), « Féminisme vs sexisme : la bataille numérique pour l’égalité » [Video]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=ahRvfbTPvK8

Boudreau, Cynthia (2022, 7 mars). Qu’est-ce que le femvertising ? En Mode Responsable, Récupéré le 27 mars 2023, à partir de https://enmoderesponsable.com/blogs/blog/quest-ce-que-le-femvertising

Jouet, Josiane. (2019). Le web et les réseaux sociaux, dernière vague du féminisme. Inna, La Revue des médias. https://larevuedesmedias.ina.fr/le-web-et-les-reseaux-sociaux-derniere-vague-du-feminisme

Lejeune, L. (2021, Juin 27). Féminisme-washing : pourquoi les entreprises doivent arrêter de se revendiquer féministes sans agir. Maddyness. https://www.maddyness.com/2021/06/27/feminisme-washing-entreprises-lea-lejeune/

Office of the High Commissioner for Human Rights. (2021, 23 mars). L’espace numérique doit subir une révolution féministe [Article]. https://www.ohchr.org/fr/get-involved/stories/hc-digital-space-must-undergo-feminist-revolution

Women’s Wire. (s.d.). Women’s Wire Media. Récupéré le 27 mars 2023, à partir de https://www.womenswiremedia.org/

Rahmouni, Sarah. (2022, 20 septembre). « Iran : des Iraniennes brûlent leur voile et se coupent les cheveux après le décès Mahsa Amini », Le Devoir, récupéré de  https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/757068/iran-des-iraniennes-brulent-leur-voile-et-se-coupent-les-cheveux-apres-le-deces-mahsa-amini

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