Les réseaux sociaux et le sommeil des jeunes

Par boivinclara
16 mars 2026 · 5 vues
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Les réseaux sociaux et le sommeil des jeunes

De nos jours, les réseaux sociaux occupent une grande place dans notre quotidien. La population consomme beaucoup de contenu chaque jour, particulièrement tard le soir. Les plateformes les plus utilisées, telles que TikTok, YouTube et Instagram, sont conçues pour attirer l’attention des utilisateurs, qui défilent, partagent et aiment du contenu. Bien que plusieurs effets néfastes des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes soient documentés, certains usages peuvent néanmoins présenter des avantages.

Les impacts positifs des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes

Pour certains créateurs de contenu centrés sur le bien‑être, la sensibilisation aux effets néfastes des réseaux sociaux sur le sommeil des adolescents représente une occasion d’éduquer et de fidéliser leurs abonnés. Ces influenceurs peuvent bénéficier de partenariats avec des entreprises de bien‑être ou même des entreprises qui vendent des produits liés au sommeil, tels que des cache‑yeux ou des oreillers. En outre, ils peuvent partager des vidéos dans lesquelles ils recommandent des pratiques favorisant l’endormissement et proposent des routines relaxantes.

L’usage responsable des réseaux sociaux avant de se coucher constitue un autre impact positif des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes. Plusieurs internautes consomment du contenu relaxant, qui contribue à diminuer le rythme cardiaque et favorise ainsi le sommeil. La disponibilité de ce type de contenu est vaste, allant de la méditation aux vidéos ASMR.

Les impacts négatifs des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes

Un impact problématique des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes est le doomscrolling, un terme de plus en plus utilisé pour désigner une consultation compulsive et continue d’informations en ligne, souvent axées sur des événements tragiques ou alarmants. Les réseaux sociaux utilisent des algorithmes qui s’appuient sur des principes psychologiques pour maintenir l’engagement des utilisateurs et ainsi favoriser ce défilement morbide et continu. Ce phénomène pousse le cerveau à libérer de petites doses de dopamine à chaque mouvement de défilement, ce qui favorise l’addiction. Conséquemment, les utilisateurs se retrouvent pris dans une boucle d’accumulation de contenu, retardant l’heure du coucher.

Les réseaux sociaux et le sommeil des jeunes

L’exposition tardive aux écrans lumineux due à la consommation de contenu constitue un autre impact négatif des réseaux sociaux sur le sommeil de la jeune population. La lumière bleue émise par les écrans stimule les cellules ganglionnaires de la rétine, qui communiquent avec la glande pinéale, responsable de la production de mélatonine. Cette exposition perturbe la libération de cette hormone, essentielle à l’endormissement et à la régulation du cycle jour‑nuit.

Le syndrome FOMO, caractérisé par la peur de rater quelque chose d’important et favorisé par les plateformes sociales, s’ajoute aux impacts nocifs des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes. Ce syndrome contribue à augmenter la procrastination à l’heure du coucher et à perturber les horaires de sommeil.

Protéger la qualité du sommeil

Le sommeil est essentiel à la santé et au développement des adolescents, et il contribue à leur bien‑être en influençant l’apprentissage, la régulation des émotions et la mémoire. Pour ce faire, cibler une heure de coucher, limiter l’accès à des contenus trop engageants une demi‑heure avant cette heure et déposer le téléphone hors de portée au moment d’aller dormir sont des solutions efficaces pour favoriser un sommeil de qualité. Bref, il est primordial d’adopter de saines habitudes pour réduire les impacts néfastes des réseaux sociaux sur le sommeil des jeunes.

Les réseaux sociaux et le sommeil des jeunes

Sources

Agence de la santé publique du Canada. (2024). Utilisation des médias sociaux et santé du sommeil chez les adolescents au Canada. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/promotion-sante-prevention-maladies-chroniques-canada-recherche-politiques-pratiques/vol-44-no-7-8-2024/utilisation-medias-sociaux-sante-sommeil-adolescents-canada.html

Austin, D. (2025). Quand les réseaux sociaux s’invitent dans nos rêves (et nos angoisses). National Geographic. https://www.nationalgeographic.fr/sciences/cauchemars-manque-de-sommeil-quand-les-trending-topics-reseaux-sociaux-sinvitent-dans-nos-reves-et-nos-angoisses

Goyer, M. (2021). Le précieux sommeil des adolescents. La Presse. https://www.lapresse.ca/societe/2021-03-13/le-precieux-sommeil-des-adolescents.php

La langue française. (2024). Définition de doomscrolling. https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/doomscrolling

Le Mag du sommeil. (2024). Quel est l’impact des réseaux sociaux sur le sommeil? https://www.lemagdusommeil.com/vie-quotidienne/nuit-digitale/quel-est-limpact-des-reseaux-sociaux-sur-le-sommeil

Office québécois de la langue française. (2013). Syndrome fomo. Grand dictionnaire terminologique (GDT).  https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26522716/syndrome-fomo

Rafael. Les réseaux sociaux : au-delà de l’écran, l’impact sur votre sommeil. Strategie-RS. https://strategie-rs.fr/limpact-des-reseaux-sociaux-sur-notre-sommeil-un-chercheur-en-sommeil-revele-que-les-ecrans-ne-sont-pas-les-seuls-responsables/#titre-3

Rose-Collin, F. (2024). Statistiques sur les médias sociaux : Les médias sociaux prennent le dessus – voici pourquoi. Ranktracker. https://www.ranktracker.com/fr/blog/social-media-stats-social-media-is-taking-over-heres-why/

Rose-Collin, F. (2024). L’influence des médias sociaux sur le manque de sommeil et le commerce électronique : Naviguer dans le paysage numérique. Ranktracker. https://www.ranktracker.com/fr/blog/the-influence-of-social-media-on-sleep-deprivation-and-e-commerce-navigating-the-digital-landscape/

Sharpe, BT, Spooner, RA. (2025). Dopamine-scrolling: a modern public health challenge requiring urgent attention. PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12322333/

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